Insolites du Chili
Le 7 novembre 2007
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Les Chiliens sont "Pillos".
Les Chiliens le disent eux-mêmes : "Somos pillos". Cela signifie qu'ils sont malins, coquins avec la nette connotation de profiter de l'autre ou de la situation.
Premier exemple : Réserver un vol interne au Chili avec Lan Chile
Lorsqu'un gringo peu à l'aise avec l'espagnol veut réserver son vol inter-Chili, il aura la tentation d'aller sur lan.com qui ensuite demande la sélection du pays d'origine du client. Très heureux de naviguer sur un site en anglais, notre gringo paiera le prix fort.... trés fort. L'addition sera nettement plus salée que pour les mêmes requêtes sur lan.cl. Ainsi mes parents adorés ont failli se faire avoir (360€ au lieu de 90 € sur lan.cl)
Deuxiéme exemple avec le Transantiago : nouvelle sortie au journal!
L'équivalent de la carte orange de Santiago est la carte "BIP!". Sans surprise, c'est une care qui fait "BIIIIP" quand on la passe devant la machine afin de valider le transport. Ainsi, de savants Chiliens ont su se creuser les méninges pour trouver un moyen hautement sophistiqué pour pirater ce système :
Tout d'abord il est nécessaire de coller une photocopie couleure d'une carte BIP! sur un support banal afin d'obtenir en apparence une vrai carte. Ensuite il fait ajouter l'ingéniosité remarquable des fraudeurs : Ils faisaient un "BIIIP" avec leur voix lorsqu'ils passaient la carte! Le chauffeur était soit disant bleufé! Moi je pense surtout que le nouveau système de transport (le Transantiago, qui est une pagaille sans mesure) y est pour quelque chose.
Auparavant, la partie variable de leur salaire dépendait du nombre de passagers dans la micro... Inévitablement, les micros faisaient la course au rendement et n'hésitaient pas à faire n'importe quoi pour prendre un passager (queues de poissons, dégager les cyclistes, brûler les feux...). Mais ça c'est une autre histoire... Maintenant, les chauffeurs ont un salaire fixe, indépendant du nombre de passagers qui monte (et qui paye). Comme chez nous en fait, sauf que les mentalités sont différentes et que le chauffeur chilien ne voit plus d’intérêt à s’opposer à la fraude! (et le dira de bonne foi en plus !)
Le 11 octobre 2007
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Une incompréhension bien agréable
Explication avec une anecdote géniale vécu par mon ami Carlos.
Lors de la désormais classique fête du jeudi soir à la Morada, Carlos se trouve sur le canapé à côté d’une charmante Québécoise. Un peu gêné par l’espace reduit de ce merveilleux canapé, le gentleman demande à notre jolie Québécoise s’il peut passer le bras autour d’elle pour être plus à l’aise. En espagnol, on utilise le verbe « abrazarse » qui signifie « serrer dans ses bras » ou dans un autre contexte simplement « passer le bras ». Cela donne donc « ¿Puedo abrazarte ? ». Sauf qu’avec les faux amis, la francophone en cours d’apprentissage de l’espagnol pensait que « abrazarte » signifiait « t’embrasser ». Pas affolée, mais un peu surprise tout de même elle demande « ici ? , maintenant ? » On peu imaginer la satisfaction de Carlos quand cette jolie brune l’a embrassé tendrement ! Ils sont toujours ensembles aujourd’hui !
Tous les Chiliens savent quoi dire à une française maintenant…